« L’important dans la vie, ce n’est point le triomphe, mais le combat. L’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu. »
Cette citation du baron Pierre de Coubertin correspond à la conception qu’il avait du sport, notamment pour les Jeux Olympiques. Cependant, les Jeux Olympiques ont connu une certaine évolution. Ils ont été créés en Grèce en 776 avant Jésus Christ. Ces jeux étaient avant tout une cérémonie religieuse où l’athlète représentait sa cité et honorait sa famille. La victoire ne pouvait être obtenue sans règles d’hygiène et morales. Le goût des Grecs pour le beau était ainsi exprimé, entre autre grâce à la beauté des corps et celle des gestes.
Le sport, c’est peut être la guerre, mais comme le voulaient les Grecs, une guerre sans armes, sans versement de sang et sans mort. C’est en quelque sorte une éducation à la paix. Deux sociologues l’ont en effet remarqué : « Au niveau international, des manifestations sportives comme les Jeux Olympiques constituent, de manière visible et régulière, la seule occasion d’union pour les Etats en temps de paix. Les JO permettent aux représentants des différentes nations de s’affronter sans s’entre-tuer. » C’est justement ce qu’a voulu reprendre Pierre de Coubertin le 23 juin 1894 en créant un comité olympique, appelé aujourd’hui CIO (Comité International Olympique). Le mouvement olympique a pour but de participer à bâtir un monde pacifique et meilleur en éduquant la jeunesse grâce au sport. L’esprit olympique exige une compréhension mutuelle, un comportement amical ainsi que la solidarité et le fair play.
Quelques-uns avant Pierre de Coubertin avaient tenté de relancer les Jeux Olympiques, notamment Bernard de Montfaucon et un richissime grec Evangelicos Zappas. Monsieur de Coubertin a donc redoublé d’efforts pour réussir l’objectif qu’il s’était donné, tant cela n’a pas été facile de remettre au goût du jour les JO. Il a du se battre pour essayer de réveiller la France, et surtout, le monde entier. Le maître et ami de Coubertin, un certain Père Henri Didon, établit une devise, devenue celle de l’olympisme en 1894 : « Citius Altius Fortius », signifiant « plus vite-plus haut-plus fort ». Cette devise a pu être exposé dès 1896 à Athènes, lors de la première olympiade de l’ère moderne. Cette cérémonie était un hommage aux Jeux de l’Antiquité. Quatre ans après, à Paris, très peu de spectateurs avaient fait le déplacement. On conclut que la route est encore longue avant de voir triompher l’union entre les peuples, ne serait-ce que sur le plan sportif. Effectivement, les JO n’ont pas toujours été comme aujourd’hui, à noter un véritable rendez-vous entre les nations du monde entier. Il a fallu également attendre les jeux d’Anvers en 1920 pour admirer les deux insignes officielles des JO, à savoir les anneaux et la devise. Les cinq anneaux représentent les cinq continents unis par le sport, le bleu faisant référence à l’Europe, le jaune à l’Asie, le noir à l’Afrique, le vert à l’Océanie et le rouge à l’Amérique.
Nous pouvons donc nous demander aujourd’hui comment se reflète la puissance d’un pays lors des Jeux Olympiques ? Pour répondre à notre problématique, nous avons choisi différents axes d’étude. Tout d’abord, nous parlerons de la puissance économique des JO, puis de la puissance politique et enfin des conséquences et intérêts de ces jeux.
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